Lundi 12 janvier 2009 1 12 /01 /Jan /2009 23:15


Pays : Irlande
Capitale et lieu du stage : Dublin
Principales villes : Cork, Galway, Limerick, Waterford
Population en 2006 : 4,2 millions d'habitants, la densité la plus faible de l'Union européenne
Langue officielle : anglais et irlandais (langue gaélique)
Fête nationale : 17 mars
Par Aymeric Mano - Publié dans : 1
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 19:33

Avalon House, auberge dublinoise


Lorsque l'on décide de partir en Irlande, plus précisément à Dublin, la première chose frappante est le coût de la vie. L'hébergement n'échappe pas à cette règle et des choix s'imposent, plus particulièrement lorsque l'on est étudiant. Certes il existe quelques campings dans la banlieue dublinoise (pour les plus téméraires sachant que la température dépasse péniblement 2°C le matin et 4°C l'après-midi, le tout ponctué de QUELQUES averses), mais abordons des endroits plus appropriés pour la saison et la durée d'un séjour significatif.
Un bed & breakfast coûte entre 35€ et 45€ la nuit pour une personne, parfois plus, rarement moins...me concernant, cette option a été donc à oublier pour 3 mois de stage.
Les hotels sont eux aussi hors de prix.
La collocation est également délicate voire impossible lors d'une arrivée. En effet, en Irlande, les propriétaires ne jouent souvent qu'un rôle mineur dans la vie de leurs propres appartements, tant que les loyers tombent à temps.
Ce sont donc les collocataires eux-mêmes qui effectuent les recherches, publiant des annonces sur le site daft.ie, celui que tout le monde vous conseillera. Cependant, il convient d'être déjà sur place pour être accepté par vos futurs collocataires ! Il parait en effet délicat de convier quelqu'un à dormir chez vous et de lui faire confiance pour trois mois, sans même l'avoir rencontré.


La solution la plus sage et la plus abordable a donc été de réserver une chambre en auberge. Touristes, étudiants, chercheurs d'emploi ou salariés venant d'arriver en Irlande, plusieurs profils sont représentés. La description présentée sera basée sur ma propre expérience dans une auberge précise, à savoir l'Avalon House de Dublin (photo ci-dessus).
Plus qu'un simple dortoir collectif, il s'agit avant tout d'un lieu très cosmopolite : très peu d'Irlandais, un nombre certain de Français, des Espagnols, Italiens, Américains et autres Sud-Africains se cotoient dans une cordiale agitation. Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas que des "jeunes" qui fréquentent ces établissements. On y trouve réellement des personnes de tous âges, les prix aidant en grande partie pour la prise de décision...

Plusieurs opportunités se présentent pour le choix de votre chambre : d'un à 26 lits, tout est possible. J'ai pour ma part opté pour une chambre avec 4 lits, pour un peu de tranquillité et pour rentrer dans mes frais. Comptez au moins 500 euros par mois si vous restez dans ce schéma, avec des prix qui varient d'une journée à l'autre.
Les lieux de rassemblement collectifs comme la cuisine, la salle TV ou les points internet donnent l'occasion de faire des rencontres. Les règles imposées ne sont pas draconniènes mais claires et pleines de bon sens pour le bien de tous (essentiellement respecter un minimum de silence à partir de 23h00). Certaines animations, comme des mini-concerts, font appel aux talents des "habitants" et rendent la vie plus conviviale.

Des liens se créent rapidement, tout le monde étant "dans la même galère". La vie n'est pas rose tous les jours, entre les difficultés d'adaptation pour les uns ou les recherches infructueuses d'emplois pour les autres, mais tout le monde se serre les coudes et surtout comprend ce que vit son voisin. Les petits conseils pour améliorer son séjour peuvent être une aide précieuse pour les nouveaux arrivants, cela a été mon cas. Il est évident que l'auberge n'est qu'un endroit de passage, une étape dans un parcours pour la plupart des habitants.
 
Mais malgré les quelques difficultés que l'on peut recontrer, on ressort toujours d'une auberge avec un grand nombre de connaissances, quelques amis et surtout un début de séjour marquant, pour peu que l'on ait la volonté d'aller vers les autres et de s'intéresser à toutes ces cultures qui nous entourent.
Par Aymeric Mano
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 21:25
  Un peu de musique purement irlandaise pour agrémenter l'article, je ne l'ai pas mise en fond pour ne pas lasser suivant les goûts !
On peut très bien trouver des groupes comme ça dans les pubs le soir et ça met une très bonne ambiance !
J'en mettrai peut-être d'autres sur les articles suivants, selon l'humeur et les découvertes.
Bonne lecture à tous !




Dublin, séparé en deux parties (Nord-Sud) par son fleuve, la Liffey


Bordeaux-Dublin...vous me direz que ce n'est pas le bout du monde, 1h30 de vol effectif, une seule heure se décalage horaire, pays occidental, même européen...en effet ce n'est pas le bout du monde.


Mais ce changement de pays, de culture, aussi rapide (voire simple) soit-il, demande une certaine adaptation. Je ne dis pas là, modifier profondément son mode de vie en perdant tous ses repères, non, ce n'est pas la question. Je parle davantage de détails, parfois infimes, qu'il convient de changer en venant en Irlande sans quoi vous risquez d'avoir quelques ennuis et de vite vous retrouver entre Français seulement. Cet article énumèrera quelques particularités auxquelles j'ai pu être confronté.



Tu feras attention, en traversant une rue...

Et oui, c'est tout bête, mais comme vous le savez on roule à gauche en Irlande, ce qui implique que les coups d'oeil si naturels que vous donnez en France (gauche puis droite) doivent être inversés ! Vous me direz qu'il suffit de faire attention, je vous répondrai que oui, voire très très attention. Car à Dublin ça roule vite...comme dans toute grande ville j'ai envie de dire. Trop d'inattention vous vaudra au mieux un coup de klaxon et une bonne frayeur.
Les irlandais sont beaucoup plus au point que les Français pour les conditions de déplacement des piétons. Ainsi, il n'y a pas 2 mais 3 silhouettes lumineuses aux feux (le orange en plus qui vous prévient quand ça va passer au vert, et au rouge). On trouve parfois des comptes à rebourds. De même, vous vous rappelez des boutons inutiles qu'on trouve en France et qui sont supposés activer le feu rouge pour les voitures ? A Dublin vous appuyez, c'est instantanné (ou presque !).



Tu n'iras plus à Auchan ou Carrefour, mais au Dunnes Store ou au Tesco...

Et c'est assez différent, la première chose qui me vient à l'esprit est le prix. On peut allègrement payer certains biens 50% en plus voire le double du prix français, pour une qualité proche d'une supérette bordelaise ouverte le samedi tard en soirée. On s'y fait, de toutes manière on a pas le choix, donc autant le prendre avec du recul. On trouve un choix assez limité et il n'y a tout simplement pas de cuisine irlandaise. La nourriture française est vue comme un luxe, hors de prix (je vous rassure ne je compte pas en manger, immersion culturelle, à bas à baguette !).
Pas de tapis roulant aux caisses, pas de file d'attente à chacune. On se contente d'une file générale et avance quand une des hotesses de caisse dit : "Next please!".



Tu ne seras pas mal vu parce que tu vas au pub tous les jours après le boulot pour boire une pinte !


(à venir, un article sur l'aspect culturel du pub irlandais et sur les soirées irlandaises. Il s'agira d'une réponse à un travail que j'ai pu faire en techniques journalistiques sur le business des soirées étudiantes à Bordeaux)



Tu ne te fieras pas aux bus dublinois



Un jour une collègue de travail m'a très gentiment proposé une collocation avec certains de ses amis. La seule raison qui m'a poussée à refuser est que l'appartement était à 20-25 minutes de bus de mon lieu de travail... Très peu me direz vous, et bien pas à Dublin. Le réseau de bus est une véritable catastrophe. Pas les bus mêmes, dont l'état reste louable, mais plutôt la mise en pratique. Les horaires sont rarements respectés, je parle bien sûr de retards, mais aussi d'arrivée du bus en avance, ce qui au fond peut avoir des conséquences plus graves ! J'en veux pour preuve, une collègue de travail qui a dû courir pendant 3 km ce matin pour limiter son retard...



Tu feras attention en rentrant du pub...mais pas comme en France !


Je ressents de mon côté un sentiment de sécurité assez élevé (à tort ou à raison) en marchant le soir dans la rue. Les difficultés que vous pouvez rencontrer sont éventuellement quelques Irlandais saouls, plus farouches que les autres et un peu bagarreurs, mais à part ça... J'en veux pour preuve, les policiers (la Garda) n'ont pas d'armes à feu, "seulement" des matraques. C'est vraiment une ambiance différente.



En somme vous l'aurez compris, pas de gros changements mais de petites particularités, qui une fois assimulées permettent une intégration plutôt aisée. Chacune contribue en tout cas au charme de Dublin.

Cet article pourra être complété si d'autres idées me viennent à l'esprit d'ici là, avec plus de recul.


Par Aymeric Mano
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Jeudi 29 janvier 2009 4 29 /01 /Jan /2009 18:58

Et oui, il faut bien, on est là pour ça quand même !


Comme certains le savent peut-être, j'effectue mon stage chez  Hughes & Hughes, la première librairie d'Irlande. L'équipe avec laquelle je travaille fait partie des 25 premières boutiques du pays.


Plantons le décor ! La librairie est située dans le centre commercial de St Stephen's Green, en plein centre de Dublin (plus communément appelé Dublin 2).


Vous le voyez le cadre est assez agréable et l'ensemble lumineux... Pas commun dans le coin ! On trouve tous types de magasins, de Quicksilver à Carroll's, (boutique de souvenirs irlandais, attrape-t
ouriste pour les plus réalistes, mais ça fait toujours plaisir de ramener un porte-clées Guinness de Dublin qu'on a payé 8€, ou encore un magnifique tee-shirt "Kiss me I'm Irish" qu'on ne portera jamais !), en passant par des cafétérias et un Dunnes Stores à l'emplacement plutôt improbable et introuvable si vous ne le savez pas d'avance. Il faut en effet traverser tout un magasin de vêtements, aller dans l'angle opposé à celui de votre entrée puis prendre un escalator des plus banals pour acheter de l'alimentaire...improbable mais on s'y fait et il y a beaucoup plus de choix que dans les autres Dunnes.

Le centre commercial est le lieu de rendez-vous de beaucoup de jeunes, les derniers 'hits" étant diffusés à tue-tête toute la journée. On y trouve aussi un tatoueur et une boutique spécialisée dans les accessoires de catch, ne me demandez pas pourquoi...c'était pour l'anecdote.


Au milieu de tout ce joyeux mélange se situe la librairie Hughes & Hughes. La boutique ouvre de 9h30 à 19h en semaine, mes journées de travail sont de 9h à 17h. Une pause d'une heure est à effectuer le midi suivant les grilles établies le matin même par l'équipe. Nous sommes treize et l'échange culturel est intéressant puisque l'ensemble est composé de neuf Irlandais, d'une Italienne, d'une Polonaise, d'un Allemand et donc d'un Français pour trois mois.


Je fais exactement le même travail que les autres vendeurs, à savoir mise en rayon, conseil client et enfin encaissement. Le travail paraît simple et il l'est si vous ne rajoutez pas la langue étrangère en difficulté. Le côté intéressant vient du lien que l'on peut créer avec ses collègues et je ne me plains pas sur ce plan, l'effectif est relativement jeune. L'Irlandais étant aussi assez taquin, J'ai été très bien accueilli et tout le monde a fait des efforts pour rendre mon intégration très facile, notamment pour le langage.
Les Irlandais ont un accent très particulier, l'un des plus difficiles à comprendre. Je me permets la comparaison puisque je parle également avec des Australiens, Anglais et Américains à l'auberge. Pour un aperçu, imaginez un Anglais qui roule les R, ne prononce pas le mot bus "beus" mais "bous". Ca marche aussi avec pub (poub !), fun (foun !) et j'en passe ! Il reste assez joli au demeurant. J'ai été assez surpris de la vitesse à laquelle je m'y habitue, bientôt un mois et le tout est assez fluide à présent (je ne fais que ça toute la journée aussi, ça aide !).


La réactivité, la rapidité et la créativité sont appréciées. L'ambiance est beaucoup plus détendue qu'en France. Les employés n'arrivent qu'exceptionnellement à l'avance, les petites discussions vont bon train, autant dire que tout est réuni pour être à l'aise en tant que nouvel arrivant, ce qui a été mon cas.


Des photos du magasin et peut-être de certains membres de l'équipe sont à venir, j'attends l'autorisation de ma manager !



Par Aymeric Mano
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 00:58
Un mois est déjà passé, un tiers du stage effectué, j'avoue que ça passe assez vite, entre le travail et la partie "off' de la journée. C'est sur cette dernière que je vais axer mon bilan.

J'entends par là faire les courses par exemple, le fait de vivre en auberge m'oblige à y aller régulièrement : la capacité de stockage au frais étant très limitée et les vols plutôt fréquents, je me dis que si je n'ai rien à me faire voler, on ne me prendra rien (je vous assure ça marche très bien !). Le plus sage est de fonctionner en flux tendus !
 
C'est aussi changer de chambre de temps à autres, donc faire la valise, défaire la valise malgré le fait que l'on vive avec des gens qu'on ne connaît pas. Ca paraît plutôt risqué, mais il faut prendre confiance à un moment donné si on reste longtemps dans une auberge, à la limite imposer son "territoire" dans les chambres et ainsi de suite...C'est peut-être un comportement  "animal", mais c'est aussi ça la vie en collectivité, il faut s'imposer, j'insiste sinon on passe très vite un séjour très difficile, psychologiquement et peut-être matériellement (un Français s'est fait vider son portefeuille pendant qu'il dormait la nuit dernière...). Le minimum est, selon moi, d'au moins parler avec ceux  qui partagent votre chambre pour avoir un aperçu des personnages, même infime, mais aussi de prendre quelques précautions élémentaires mais salvatrices dans bien des cas.
En conclusion ça se passe bien pour l'instant, après des débuts difficiles pour le moral : passer d'un appartement individuel tout beau tout propre à une auberge dublinoise un peu crasseuse ça peut demander quelques jours d'adaptation lorsque c'est une première et que vous venez vraiment seul. Les connaissances que j'ai pu faire m'ont bien aidé, même inconsciemment. Le tout est de retenir le positif de la vie en collectivité (grande collectivité), de faire abstraction partielle voire totale de son petit confort personnel, et le tour est joué. Il convient aussi de ne pas être trop regardant sur certains détails glauques...(veuillez me contacter pour de plus amples détails si ça vous amuse...)


J'ai tout de même pu profiter de mes week-ends pour visiter Dublin, la plupart du temps à pied. Je suis allé au pied de l'église Saint-Patrick, étant athéiste j'ai quand même trouvé ça intéressant, ça serait comme rester trois mois à Paris sans apercevoir Notre-Dame, je la classe dans les "Incontournables".



Le musée national irlandais était plutôt intéressant, le tout est vraiment axé sur l'Histoire même du pays, qui est assez sombre et vide de visiteurs...




J'ai également visité Trinity College, une université comme on n'en fait plus et qui m'a réellement fait penser à l'atmosphère d'Harry Potter...non ce n'est pas une référence culturelle éblouissante mais c''est l'impression que j'ai eu : vieux chênes centenaires, pelouse taillée au milimètre, dômes et bibliothèque (voir le lien ci-dessous, je n'ai malheureusement pas eu le droit de prendre de photos). Le tout pour 3€50 au lieu de 8€00, les cartes étudiantes sont précieuses à Dublin !



Bibliothèque de Trinity College









Enfin le Dublin's Castle (Château de Dublin pour les non-anglophones), visite guidée intéressante d'une trentaine de minutes pour 3€50 également.





Finalement j'ai l'impression d'avoir passé un premier mois  bien rempli, entre le travail et le temps libre que je n'ai pas eu de difficultés à occuper. L'adaptation s'est bien passée, espérons que tout continuera sur la même voie.

ps : Je vous fais encore patienter un peu pour l'article sur les pubs !
Par Aymeric Mano
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  • Aymeric
  • Le blog d'un jeune français à Dublin
  • Homme
  • 27/02/1989
  • Etudiant à l'Ecole de commerce européenne (ECE) de Bordeaux.

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