Mardi 13 janvier 2009
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Avalon House, auberge dublinoise
Lorsque l'on décide de partir en Irlande, plus précisément à Dublin, la première chose frappante est le coût de la vie. L'hébergement
n'échappe pas à cette règle et des choix s'imposent, plus particulièrement lorsque l'on est étudiant. Certes il existe quelques campings dans la banlieue dublinoise (pour les plus téméraires
sachant que la température dépasse péniblement 2°C le matin et 4°C l'après-midi, le tout ponctué de QUELQUES averses), mais abordons des endroits plus appropriés pour la saison et la durée d'un
séjour significatif.
Un bed & breakfast coûte entre 35€ et 45€ la nuit pour une personne, parfois plus, rarement moins...me concernant, cette option a
été donc à oublier pour 3 mois de stage.
Les hotels sont eux aussi hors de prix.
La collocation est également délicate voire impossible lors d'une arrivée. En effet, en Irlande, les propriétaires ne jouent souvent
qu'un rôle mineur dans la vie de leurs propres appartements, tant que les loyers tombent à temps.
Ce sont donc les collocataires eux-mêmes qui effectuent les recherches, publiant des annonces sur le site daft.ie, celui que tout le
monde vous conseillera. Cependant, il convient d'être déjà sur place pour être accepté par vos futurs collocataires ! Il parait en effet délicat de convier quelqu'un à dormir chez vous et de lui
faire confiance pour trois mois, sans même l'avoir rencontré.
La solution la plus sage et la plus abordable a donc été de réserver une chambre en auberge. Touristes, étudiants, chercheurs d'emploi
ou salariés venant d'arriver en Irlande, plusieurs profils sont représentés. La description présentée sera basée sur ma propre expérience dans une auberge précise, à savoir l'Avalon House de
Dublin (photo ci-dessus).
Plus qu'un simple dortoir collectif, il s'agit avant tout d'un lieu très cosmopolite : très peu d'Irlandais, un nombre certain de
Français, des Espagnols, Italiens, Américains et autres Sud-Africains se cotoient dans une cordiale agitation. Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas que des "jeunes" qui fréquentent ces
établissements. On y trouve réellement des personnes de tous âges, les prix aidant en grande partie pour la prise de décision...
Plusieurs opportunités se présentent pour le choix de votre chambre : d'un à 26 lits, tout est possible. J'ai pour ma part opté pour
une chambre avec 4 lits, pour un peu de tranquillité et pour rentrer dans mes frais. Comptez au moins 500 euros par mois si vous restez dans ce schéma, avec des prix qui varient d'une journée à
l'autre.
Les lieux de rassemblement collectifs comme la cuisine, la salle TV ou les points internet donnent l'occasion de faire des rencontres.
Les règles imposées ne sont pas draconniènes mais claires et pleines de bon sens pour le bien de tous (essentiellement respecter un minimum de silence à partir de 23h00). Certaines animations,
comme des mini-concerts, font appel aux talents des "habitants" et rendent la vie plus conviviale.
Des liens se créent rapidement, tout le monde étant "dans la même galère". La vie n'est pas rose tous les jours, entre les difficultés d'adaptation pour les uns ou les recherches infructueuses
d'emplois pour les autres, mais tout le monde se serre les coudes et surtout comprend ce que vit son voisin. Les petits conseils pour améliorer son séjour peuvent être une aide précieuse pour les
nouveaux arrivants, cela a été mon cas. Il est évident que l'auberge n'est qu'un endroit de passage, une étape dans un parcours pour la plupart des habitants.
Mais malgré les quelques difficultés que l'on peut recontrer, on ressort toujours d'une auberge avec un grand nombre de connaissances, quelques amis et surtout un début de séjour marquant, pour peu
que l'on ait la volonté d'aller vers les autres et de s'intéresser à toutes ces cultures qui nous entourent.